Déconvenues ordinaires d'un Associé...de plus de trente ans!

  • Par jacky03
  • Le 10/12/2012
  • Commentaires (0)

Je suis un Associé de la première heure (1978) de la Société Civile Club Hotel de Serre Chevalier. Nous étions tombés, ma femme et moi, amoureux de la Serre Chevalier Vallée dans les années 1975 après plusieurs séjours de printemps au Caravaneige de la Vallée, bien situé au bord de la Guisane, à la sortie du hameau de Chantemerle en allant vers le Col du Lautaret. Les âges de nos filles à l'époque oscillaient entre 4 et 7ans et , qui plus est, nous étions aussi les heureux "maîtres" d'un charmant cocker aussi mignon que caractériel...! Sans être des fanatiques du confort extrême, nous avons été franchement séduit par l'intelligence du concept  Clubhotel qui offrait des vacances plus confortables que la caravane a un coût considéré comme très raisonable pour l'époque. La propriété (la distinction entre propriété et multipropriété nous apparaîssait encore trop subtile!) d'un studio à vie correspondait à l'investissement dans une "grosse" berline de l'époque du type Peugeot 404. Les charges annuelles, que nous considérions comme un loyer, nous semblaient supportables au regard du revenu assuré et croissant du ménage et... les "privilèges" potentiels et attractifs pour les enfants cachaient le reste: accès à la piscine en toutes saisons, salles de jeux et salles de télé (peu de caravaniers disposaient de ce luxe! en 1975). Sans oublier le service hotelier qui simplifiait grandement la préparation du long voyage entre le Nord et les Alpes du Sud...

bbbbbcblbbfkhdk049-3.jpg

Mais notre engagement euphorique dans l'achat de trois périodes sensées couvrir les Vacances de Pâques fut rapidement suivi par des déconvenues:

1- Le maitre d'ouvrage (Clubhotel) nous avait contraint d'opter pour un studio au rez-de-chausée en raison de la présence de notre cocker où selon ses dires , il y aurait du carrelage au sol et non pas de la moquette pour permettre ainsi un entretien plus aisé. Lors de notre premier séjour à Pâques 1979 révèla que la proposition de carrelage au sol avait fait long feu au profit de la moquette; rassurez-vous notre cocker ne s'en est pas plaint!    

2-La couverture par nos trois périodes des Vacances de Pâques fut vite perturbée par le fameux zônage des congés scolaires qui était en préparation à l'Education Nationale mais le maître d'ouvrage, n'en n'était pas responsable certes, mais il se faisait très discret lors de la négociation des achats! Pour couvrir ces Vacances de Pâques "baladeuses", il fallait décaler les périodes vers le mois d'Avril. Dans l'opération d'ajustement, nous sommes vite passés de la gratuité au péage selon des modalités voisines d'opérations d' échanges actuelles!

3- Quelle ne fut pas aussi notre surprise en arrivant une année en constatant que notre vue imprenable sur le Prorel avait été obérée par un "affreux" bâtiment répondant au doux nom de "Bois des Coqs".J'ose le qualificatif "affreux" car autant la Résidence Clubhotel était dotée d' un style architectural nouveau et plaisant à regarder, autant celle du Bois des Coqs est d'une banalité déconcertante. Là encore , nous," Associés du Rez-de-chaussée du Bâtiment A" avons été placés devant le fait accompli!

4-La piscine découverte (alors qu'elle était prévue mi-couverte et mi-découverte à l'origine du projet!) n'a été ouverte en hiver et en été (en clair le contrat moral de vente!) qu'au cours des toutes premières années jusquà la prise de conscience des effets de chèreté des énergies fossiles provoqués par les "premiers chocs pétroliers" successifs. A l'époque la piscine était rapidement devenue le bouc émissaire de l'augmentation excessive des charges déjà!! Désormais, elle n'ouvre qu'en été!

           bbbbbbelbbfkhdk038-1.jpg

Aujourd'hui, les charges ont explosé et l' irresponsabilité de la Gérance actuelle n'y est pas étrangère!  

Je pourrais continuer la liste des toutes ces déconvenues...mais je préfère terminer d'une manière optimiste en disant que, malgré celles-ci, toute la famlle, filles, gendres, petits-enfants et nous-mêmes et aussi amis sommes restés amoureux de la Serre Chevaier Vallée et que tout ce monde y revient avec plaisir sauf que désormais le bichon a remplacé le cocker...!

Ajouter un commentaire